Coffee with Arnaud Tonus

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Annoncé officiellement la semaine dernière, Arnaud Tonus effectue son retour en Europe, au sein du team Wilvo Yamaha.
De retour en Suisse depuis les Nations, le genevois nous accorde une interview, autours d’un café.

2017, nouveau team, de retour en GP, comment tu te sens ?
Je me sens bien ! Content d’avoir signé ce deal car c’était un peu compliqué ces derniers temps, j’avais mis la priorité sur les US car j’attendais une réponse de Mitch (ndlr: Payton). Il ne savait s’il pouvait prendre un cinquième pilote ou pas. Le boss de Wilvo (ndlr: Louis Vosters) est venu me trouver à Glen Helen et il avait l’air super motivé. J’avais aussi d’autres propositions aux US mais je voulais vraiment rester dans un bon team en 250F car j’ai un grand gabarit. Je suis content de revenir en Europe et de faire mes débuts en 450 avec Wilvo Yamaha.

Tu as signé quand ?
La semaine dernière. Le Team Manager a poussé du côté de chez Yamaha pour que ça se fasse rapidement car c’était une situation un peu compliquée avec les soucis de visa de Tonkov. Il fallait qu’ils résilie son contrat pour pouvoir me signé. C’est pour ça que ça a pris un peu de temps avant d’être annoncé officiellement. Je suis très content car j’aurai du « matos » d’usine et avec Simpson nous nous entendons super bien.

Shaun Simpson c’est un pilote que tu connais bien ?
Oui je le connais bien, nous avons passé un hiver ensemble en France et sur les GP il y a quelques années. C’était un bon pote donc je suis content d’être à nouveau avec lui.

Tu as déjà montré de belles choses sur une 450, c’est une moto qui te conviens bien ?
Je me sens bien dessus car c’est une moto adaptée à mon gabarit. J’ai fais de bonnes courses par le passé avec et je pense qu’il y a moyen d’être dans les cinq. Je ne me fixe pas d’objectif car j’aurai plein de choses à apprendre, c’est une nouvelle catégorie et la saison est longue. Je suis super motivé, je me réjouis et je pense que ce sera une bonne saison.

Tu as déjà essayé la nouvelle moto ?
Non je n’ai pas encore roulé avec la moto. J’ai essayé une Yamaha d’origine il y a quelques semaines, Kehrli (ndlr: agent Yamaha) faisait les essais 2017 à Sézegnin. J’en ai profité pour essayer et j’ai tout de suite eu de bonnes sensations, c’est une moto hyper stable. Il y a quelques années, j’avais roulé avec la Yamaha chez Dixon et j’en garde une bonne expérience même si elle a pas mal changée depuis. Ça va être un peu différent, je vais rouler avec des suspensions KYB et j’avais des Öhlins à l’époque. Ça devrait être un cran au dessus surtout qu’on bénéficiera d’un « matos » d’usine.

Vingt GP l’an prochain, des nouveaux endroits, tu te réjouis ?
Oui c’est quelque chose qui me plait aussi de voyager. Ce que je me réjouis surtout c’est de rouler en 450. Ça fait déjà quelques années que je sais que c’est un bon compromis pour moi et maintenant c’est le bon moment. Quand tu as du plaisir sur une moto, t’es content de rouler, que ce soit au Qatar, à Ernée ou à Frauenfeld. D’ailleurs je me réjouis de faire mon premier GP de Suisse. J’ai eu l’occasion de rouler devant mon public à Genève au Supercross, mais c’est vrai que là ça va être quelque chose de nouveau. Ça avait l’air d’être top cette année donc je me réjouis.

Tu sais déjà quel numéro tu vas prendre ?
Non, je sais pas, je suis en pleine réflexion. J’ai fais une première demande mais ça n’a pas joué. Je réfléchis bien et je pense que je vais prendre quelque chose de nouveau.

Pendant que tu étais aux USA, as-tu suivi ce qu’il ce passait ici ?
Oui bien-sûr ! Quand t’es passionné tu décroches pas. A chaque fois que j’avais l’occasion de regarder les manches je le faisais. C’était un peu compliqué avec le décalage horaire donc je regardais souvent les résumés. J’ai regardé toutes les courses, c’était passionnant ! Avec l’arrivée de Gajser qui gagne d’entrée, Febvre était aussi dans la course au titre en début de championnat, c’était cool à regarder. Le niveau était très homogène, on sentait que le Top 15 était vraiment solide.

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C’est bon d’être de retour à la maison ?
Oui carrément ! Quand t’es né en Suisse, il y a des choses qui te manquent forcément, sans parler de la nourriture. La famille, les amis, la nature c’est des choses qui me manquaient donc je suis content de revenir ici, ça fait hyper plaisir. Je suis parti aux US, je savais que c’était pour la moto et c’était un rêve de gosse. Je vivais à 1h30 de la côte, dans le désert un peu. Le climat y était vraiment différent, beaucoup plus sec. Je ne me verrais pas forcément y vivre sans la moto mais pour la moto c’était incroyable. Les conditions parfaites, il pleut pas souvent, les pistes sont tops.

Qu’est-ce qui t’as manqué le plus là bas ?
Les relations avec mes potes et ma famille c’est ce qui me manquait le plus. Après, je suis un grand fan de raclette, alors ça aussi ça me manquait beaucoup ! Quand la famille venait aux US, ils nous amenaient du fromage donc on s’est fait une ou deux raclettes là bas. La nature, je suis un fan de nature, j’adore allé me balader en montagne, dans la forêt, faire des choses assez simples où tu ressens vraiment la nature. On est vraiment gâtés d’avoir une si belle nature ici.

Tu seras basé où ?
Ici à Genève. Je suis entrain de voir pour refaire mon terrain. Je n’y suis pas retourné depuis deux ans, il y a eu quelques changements donc pour le moment c’est un peu en stand-by mais j’aimerais bien pouvoir m’entraîner là bas. J’aurai aussi un appartement en Belgique, pas loin de Lommel. Avoir ces deux bases c’est un bon compromis. Bien-sûr, les tests avec l’équipe se feront en Belgique.

Le Supercross de Genève c’est bientôt, tu as fais rêver le public la dernière fois, tu te réjouis ?
Oui c’est sûr, ça fait cinq ans que je n’ai pas rouler là bas. Je me réjouit de pouvoir y être à nouveau et cette année ça va être cool, avec la nouvelle moto, etc… En plus il y a un gros plateau cette année, ça va être intéressant pour le public ! Barcia sera de la partie, en plus du plateau des autres années, alors ça promet un bel événement. Avoir le public derrière toi, c’est quelque chose d’incroyable, c’est des souvenirs que tu gardes et ça te permet de te surpasser. Des fois t’es dans la course, t’as l’impression de tout donné et quand tu as 15’000 personnes derrière toi, tu trouves un second souffle et tu t’enflamme un peu avec eux ! Je me réjouis vraiment d’y rouler à nouveau, même d’y être tout simplement. Ça fait quelques années que je n’y suis pas allé et ça va être top de revoir tout le monde et de partager un bon moment avec le public Suisse.

C’est différent que de rouler devant 45’000 personnes aux US ?
Oui, l’énergie est différente, c’est centré sur ce que tu fais donc forcément c’est différent. Les US ça reste quelque chose d’incroyable. Quand j’ai débarqué à mon premier SX, Arlington 2015, le stade était gigantesque et l’énergie aussi, était incroyable. Le public est un peu différent de chez nous, ils sont peut-être un peu plus connaisseurs au niveau de la moto mais un peu plus posés, donc ça crie un peu moins. C’était une expérience de fou aussi, c’était mon rêve de gosse.

Maintenant tu te sens bien ? Complètement remis de tes pépins ?
Ça a mis beaucoup de temps à ce mettre en place et à se guérir. J’ai eu des périodes hyper compliquée où je ne pouvais pas m’exprimer à 100% et j’ai du me remettre en question sur certaines choses et c’était hyper dur. En plus de la maladie, je ne me suis pas entraîner pendant plus de six mois, l’an dernier. J’ai perdu pas mal de mes bases physiques et quand je n’avais plus le virus, j’ai du me reconstruire et ça a pris beaucoup de temps. Quand tu te casse un poignet, tu restes actif physiquement, tu perds pas forcément tes bases. Après trois semaines, un mois, t’es de nouveau au top alors que là je suis reparti de loin. Je dois faire attention à certaines petites choses mais dans l’ensemble, c’est tout bon.

Par Jey Crunch.

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