La rencontre de Steve Gailland en Grande-Bretagne

Alors que nous nous mettons gentiment dans le bain pour des courses sablonneuses en Hollande, nous vous partageons un petit souvenir du week-end passé. En terres britanniques, de l’autre côté de la Manche, à Matterley Basin, se déroulait la première manche EMX2T. Nous avons passé un moment avec Steve Gailland, qui après une bonne chute lors de la qualification du matin, termine finalement cette session en 32ème position. Auteur d’une 26ème et 28ème place lors des manches, il nous fait part du chemin parcouru pour en arriver là.

En quelques mots, tu es qui ?

Un jeune homme de 23 ans qui habite à Versegères VS. Avant tout, depuis 4 ans, je suis mécanicien poids lourds à 100%. J’admire particulièrement Cairoli qui les enterre tous malgré ses 30 et quelques balais. Dans un autre registre, je suis également impressionné par le charisme de la légende Valentino Rossi.

Comment as-tu atterri sur une moto ?

A l’âge de 4 ans, mon papa, passionné de sports mécaniques, m’a poussé dans ce monde et aujourd’hui je suis à Matterley.

D’ailleurs, comment ça se fait que tu es à Matterley ? Quel est le plan pour cette année ?

J’ai toujours regardé des vidéos de ce circuit, je me suis dit, plutôt en rigolant, que je voulais y rouler un jour. Et finalement, cette année je me suis inscrit et j’ai été pris. Jeudi à 4h du matin, j’ai embarqué papa et maman pour 1200 kilomètres. Vendredi, j’étais ébahi devant ce tracé rapide et ces sauts énormes.

Est-ce que tu prévois donc de faire la suite du championnat EMX2T ?

Je ne sais pas encore, parce que ça coûte quand même des ronds et de plus, je bosse à 100%.
Par exemple, ici on est loin de la maison mais les autres courses, comme la Lettonie, Russie, Turquie, c’est encore autre chose. C’est trop loin et ça couterait trop cher.
Je vais prendre une course après l’autre mais j’ai déjà en tête Mantova et Agueda.

Durant les autres week-ends, vas-tu rouler en Suisse ?

Oui, je vais en tous les cas être présent à la première du championnat suisse Lites 250, à Frauenfeld. Et puis peut-être 2-3 inter. Mais on verra, je vais prendre course après course.

Concernant l’année passée, on ne t’a pas beaucoup vu. Parle-nous de cette saison.

Il y a 2 ans, je me suis blessé à la clavicule. Par la suite, je me suis fait opérer pour poser une plaque. Quand j’ai pu à nouveau rouler, je me suis remis une monstre cabane à Payerne et de plus, j’avais encore l’armée à faire. Entre deux, je me suis fait opérer à nouveau. Et finalement, j’étais de retour pour les deux dernières courses qui se sont plutôt bien déroulées. Je crois que je fais deux top 5.

Et pour couronner le tout, j’ai encore attrapé une mononucléose durant 7 à 8 mois. Ça a rendu le début de l’hiver compliqué.

A la suite de ces épisodes, c’était quoi le programme de cet hiver ?

Alors cet hiver, j’ai fait un peu autre chose, c’est-à-dire pas mal de ski alpinisme dont 2-3 courses qui se sont bien passées. J’adore aller en montagne et ça m’a beaucoup apporté pour la moto.

Je suis également retourné sur une KTM, avec laquelle j’ai fait pas mal d’heures en Italie avec mon pote Loïc Morand. On a pu bien s’entrainer, c’était cool.

Si tu devais nous citer une piste que tu espère revoir chaque année sur le calendrier, ce serait laquelle ? Pour éviter que tu répondes Matterley, parle-nous plutôt de la Suisse !

J’aime bien Frauen.. Ah mais non, bien sûr Payerne !

Quelqu’un que tu aimerais remercier ?

Avant tout mes parents car sans eux rien ne serait possible, mes amis qui m’encouragent car ça fait toujours du bien au moral de recevoir des petits messages et pour terminer, toutes les personnes qui me soutiennent financièrement.

Motoshopracing.ch par Alex Bender
Scott
Adrénaline motos

PC : Jey Crunch / Yvan Bula

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